26 novembre 2010

Le panthéon celte, bref aperçu

Voici pour vous les principales caractéristiques des divinités celtes les plus connues, ainsi que leur domaine de compétence pour vos invocations.

Arianrhod
Cette déesse, dont le nom signifie « roue argentée », est la déesse de la réincarnation. Elle apporte les changements et les transformations. Elle préside au renouveau et aide à comprendre, à accepter et à interpréter les cycles de vie.

Birgid
Elle est l’une des principales déesses invoquées aujourd’hui. La « Très-Haute » était autrefois vénérée par tous les peuples celtes, même après la conquête romaine. La tradition chrétienne en a fait Sainte Brigitte. Le monastère de Kildare entretient un feu perpétuel en son honneur depuis des siècles. C’est l’une des triades de la religion celtique. Ses trois aspects se nomment Birgid et sont considérés comme des sœurs. La première est la patronne des cultures, de la fertilité et de la guérison. La deuxième est la patronne de la poésie, de la divination et des bardes, et la troisième, du feu et des forgerons.

Cernunnos
C’est un dieu cornu d’origine gauloise. Dieu de la Fertilité et des animaux, il porte des bois de cerf. Il est le gardien de l’au-delà, associé à la prospérité. Il est aussi lié au dieu Herne, dieu de la chasse. Il est le dieu des bois et des forêts, souvent représenté comme un être satyrique au membre en érection. Les propriétés qui lui sont propres touchent entre autres la libido, la puissance sexuelle, mais aussi la puissance et la force brute, le pouvoir et la connaissance.

Cerridwen
Déesse celte des montagnes, de la fertilité et de l’inspiration, elle possède le chaudron magique dans lequel elle prépare des potions qui confèrent la sagesse, la connaissance et l’inspiration. Cerridwen apporte donc toutes ces propriétés, en plus de régner sur la magie.

Cliona
Déesse d’une grande beauté, elle inspire le développement de l’estime de soi et la confiance personnelle. Elle confère la fierté et les moyens pour accepter son apparence, quelle qu’elle soit, afin d’être en mesure de s’accepter tel que l’on est.

Dagda
Ce dieu est connu comme étant le bon dieu. Magicien, sage, artisan et guerrier, il apporte la force, le courage, la sagesse, l’humilité ; la protection, l’abondance, la vigueur sexuelle. Il confère aussi les valeurs de l’hospitalité.

Dana
Dana, ou Danu, est la déesse-mère celte, déesse de Tuatha dé Danann. Cette puissante déité apporte le sens de la maternité et des responsabilités ; elle contribue aussi à développer ses propres pouvoirs personnels et l’enseignement à autrui.

Lugh
Il est le dieu de la lumière et des techniques. On dit qu’il est sorti de la mer. D’autres traditions le présentent comme le fils du Dagda. Il est le gardien du harpon et possède tous les talents. Second grand roi des Tuatha dé Danann, il dotait ses hommes de pouvoirs magiques pendant les batailles. La fête des moissons, le 1er août, était célébrée en son honneur.

Morrigan
Elle est une déesse triple, dont les noms varient selon des traditions divergentes. Ses divers aspects sont associés aux corbeaux, aux corneilles, à la panique et à la frénésie. Déesses de la guerre et de la mort, elles sont aussi déesses de la fertilité. Une légende celtique raconte que la Morrigan s’est unie au Dagda pendant la nuit de Samhain (31 octobre) dans le lit de la rivière Boyne, où elle lavait les corps ensanglantés et les armures des chevaliers promis à la mort pendant la bataille.

Ogma
Dieu de la parole, il guide les morts, mais a aussi le pouvoir de lier les hommes avec les mots. Il est le père de l’écriture oghamique, un alphabet ésotérique qui n’est pas en usage au quotidien. Il est associé à Ogmios, dieu gaulois de l’éloquence et de la poésie. Ses pouvoirs occultes seront appréciés par tous ceux qui aspirent aux arts de l’écriture, de la poésie et de la philosophie. Il sera un bon guide pour ceux qui poursuivent des études, quelles qu’elles soient.

Rhiannon
Rhiannon signifie « grande reine ». Cette déesse lunaire de la mythologie celte est symbolisée par un cheval blanc. Elle est la déesse de l’autre monde, un puissant être qui apporte la fertilité et les rêves et, en ce sens, elle est aussi reconnue pour régner sur tout ce qui concerne les morts, les âmes décédées et les êtres désincarnés.

Taliesin
Fils de Cerridwen, dieu gallois dont le nom signifie « sourcils irradiants », il est le poète visionnaire suprême. Il est également un initié ; il est sorcier, harpiste, poète, sage et prophète. On peut l’invoquer pour l’un ou l’autre de ces aspects.

21 novembre 2010

Encens pour les sabbats

Encens de Samhain

Ecrasez dans un mortier :
- 4 parts de bois d'if (sciure ou copeaux)
- 1 part de bois de cannelle
- 1 part d'aiguilles de pin
- 10 gouttes d'huile essentielle de thuya
Brûlez ce mélange sur un petit charbon de bois préalablement chauffé.

Encens de Yule

Ecrasez dans un mortier :
- 4 parts de bois de sapin (si possible l'écorce avec un peu de résine)
- 1 part d'aiguilles de pin
- 2 pincées de feuilles de lierre séchées et broyées
- 1 pincée de feuilles de romarin
- 10 gouttes d'huile essentielle de clou de girofle
Brûlez ce mélange sur un petit charbon de bois préalablement chauffé.

Encens d'Imbolc

Ecrasez dans un mortier :
- 4 parts de bois de sorbier des oiseleurs
- 1 part de résine (ou de myrrhe)
- 1 part de lichen
- 2 pincées de feuilles de laurier séchées et broyées
- 10 gouttes d'huile essentielle de romarin Brûlez ce mélange sur un petit charbon de bois préalablement chauffé.

Encens d'Ostara

Ecrasez dans un mortier :
- 4 parts de bois d'aulne
- 1 part de pétales de rose
- 1 part de pétales de violette
- 10 gouttes d'huile essentielle de chèvrefeuille
Brûlez ce mélange sur un petit charbon de bois préalablement chauffé.

Encens de Beltane

Ecrasez dans un mortier :
- 4 parts de bois d'aubépine, cueilli lors de la fête de Beltane de l'année précédente
- 1 part de pétales des fleurs de cette aubépine
- 1 part de feuilles de lierre séchées et broyées
- 10 gouttes d'huile essentielle de jasmin
Brûlez ce mélange sur un petit charbon de bois préalablement chauffé.

Encens de Midsummer/Litha

Ecrasez dans un mortier :
- 4 parts de bois de chêne
- 1 part de feuilles de sauge
- 1 part de romarin
- 4 glands
- 10 gouttes d'huile essentielle de millepertuis
Brûlez ce mélange sur un petit charbon de bois préalablement chauffé.

Encens de Lughnasadh

Ecrasez dans un mortier :
- 4 parts de bois de saule
- 1 part de pétales de fleurs jaunes
- 1 poignée de grains d'orge, de seigle, d'avoine ou d'une autre céréale
- 1 part de feuilles de myrtille
- 10 goutes d'huile de germe de blé
Brûlez ce mélange sur un petit charbon de bois préalablement chauffé.

Encens de Mabon

Ecrasez dans un mortier :
- 4 parts de bois de noisetier
- 1 part de feuilles de sauge
- 1 part de pétales de rose
- 1 part de pétales de tournesol
- 1 part de feuilles de vigne
- 10 gouttes d'huile essentielle de pomme 
Brûlez ce mélange sur un petit charbon de bois préalablement chauffé.

15 novembre 2010

La Déesse et le Dieu

Nous croyons qu'il existe un seul pouvoir, défini comme le Tout, composé de toute chose qui fut jamais créée ; toute matière n'est qu'une forme d'énergie, ainsi, tout ce qui existe devient énergie lorsque réduit à sa plus petite partie. Cette force suprême ne gouverne pas l'univers, elle EST l'univers. Comme la majorité des gens ont du mal à s'adresser et à invoquer une énergie divine qui n'a pas de visage, ce pouvoir supreme est personnifié en un aspect masculin et un aspect féminin, que l'on nomme Dieu et Déesse. Ceci facilite le concept d'énergie divine afin que l'esprit humain puisse le comprendre et s'y rattacher. Certaines personnes adaptent ce concept plus concrètement et invoquent des déités de l'Antiquité, comme Astarté, Isis, Odin, Pan, Diane, Cernunnos, etc.

La Déesse est la terre, le Dieu est la semence. Elle est le ciel, il est le soleil. Elle est la Roue de l'Année, il est celui qui voyage sur cette Roue. Elle est Mère et Destructrice, il est tout ce qui est né et détruit.


La Déesse

La Déesse est la terre, la mère qui nous nourrit, elle est le pouvoir de fertilité et génération. Tout vient d'elle et tout retourne à elle. Peu importe l'action que nous effectuons, nous somme une manifestation de la Déesse. La Déesse n'a ni commencement, ni fin; ni naissance, ni mort.

Sous ses trois aspects, la Déesse représente ainsi plusieurs valeurs, étapes, cheminements et images de la vie et permet à l'être humain de se sentir plus en contact avec elle. Elle offre un contact " seul à seul " avec celui qui l'invoque.

L'aspect triple de la Déesse vient du fait que nous percevons la lune comme ayant trois phases principales et aussi du fait que nous considérons que la femme a aussi trois phases de vie. Celles-ci sont la Jeune Fille, la Mère et la Vieille Femme.

On consacre le pentacle, la pomme ainsi que les feuilles à cinq pointes et les fleurs à cinq pétales à la Déesse puisqu'elle est Vie. Sous toutes ses manifestations, elle représente les deux pôles de dualité : la vie dans la mort et la mort dans la vie. Elle est lumière et noirceur, la patronne de l'amour et la mort, qui rend possible tout ce qui l'est. Elle apporte réconfort et douleur.

On lui associe aussi le chaudron, la coupe, le miroir, le collier, les coquillages, les perles, l'argent, l'émeraude.

Elle est ce que la femme peut devenir.

La Déesse est omniprésente.

La Jeune Fille

On l'associe à la lune qui croît. Elle est jeunesse, débuts, commencements, virginité, découverte, liberté, indépendance.

On la célébre à Imbolc et Ostara.

Exercice : méditation de la lune croissante

Faites d'abord un exercice d'enracinement à la terre et de focus (grounding et centering). Visualisez ensuite un croissant de lune argenté. La lune est le pouvoir des commencements, de croissance et de génération. Elle est audacieuse, comme les idées et les plans le sont avant d'être tempérés par la réalité. Elle est la page vierge, le champ qui n'est pas encore cultivé. Sentez vos possibilités cachées, vos potentiels enfouis ; sentez votre pouvoir de commencent et de croissance. Voyez la lune comme une fille à la chevelure argentée, courant librement à travers la forêt éclairée par la lune. Elle est Vierge, éternellement impénétrée, appartenant à personne sauf à elle-même. Appelez son nom " Nimuë ! " and sentez son pouvoir en vous.

La Mère

On l'associe traditionnellement à la pleine lune. Elle est fertilité, fécondité, la Mère, amour.

On la célèbre à Beltane, Litha et Yule.

Exercice : méditation de la pleine lune

Faites d'abord un exercice d'enracinement à la terre et de focus (grounding et centering). Visualisez ensuite une pleine lune ronde. Elle est la Mère, le pouvoir de fertilité et tous les aspects de la créativité. Elle nourrit ce que la Nouvelle Lune a commencé. Visualisez ses bras ouverts, sa poitrine pleine, ses entrailles brûlants de vie. Sentez votre propre pouvoir qui vous incite à nourrir, à donner, à rendre possible ce qui peut l'être. Elle est la femme sexuelle ; son plaisir dans l'union est la force mouvante de ce qui compose toute chose vivante. Sentez le pouvoir de votre propre plaisir, de votre orgasme. Appelez son nom " Mari ! " et sentez votre abilité à aimer.

La Vieille Femme

On l'associe traditionnellement à la lune qui décroît. Elle est vieillesse, sagesse, mort. Elle est celle qui détient les mystères de la Vie et de la Mort. Si elle annonce la mort, elle promet aussi une renaissance.

On la célèbre à Lughnasadh, Mabon et Samhain.

Exercice : méditation de la lune décroissante

Faites d'abord un exercice d'enracinement à la terre et de focus (grounding et centering). Visualisez ensuite un croissant de lune décroissante, entouré d'un ciel noir. Elle est la Vieille Femme, celle qui a atteint la ménopause, elle est le pouvoir de la fin, de la mort. Toutes choses doivent se terminer afin d'accomplir leur commencement. La vie nourrit la mort, la mort conduit à la vie et dans cette connaissance se trouve la sagesse. La Vieille Femme est la Sage Femme, infiniment vieille. Sentez votre propre âge, la sagesse de l'évolution imprégnée dans toutes les cellules de votre corps. Sentez votre propre pouvoir de la fin, le pouvoir de perdre pour gagnez à nouveau, le pouvoir de détruire ce qui stagne. Voyez la Vieille Femme vêtue d'une cape noire sous la lune qui décroît ; appelez son nom " Anul ! " et sentez son pouvoir dans votre propre mort.

La Déesse se nomme aussi :

Déesse des Cieux
Mère des Dieux
La Source Divine
Déesse de l'univers
La Grande-Mère
Déesse de l'amour
Déesse de la guérison
Déesse de la sagesse
Déesse de la prophétie
Déesse de la maternité
La Mère-Terre


Le Dieu

Le Dieu n'est pas facile à saisir, il ne tombe dans aucun stéréotype auquel on s'attend, il n'est ni le mâle macho ni l'homme efféminé. Il est doux, gentil, réconfortant, mais il est aussi le Chasseur. Il est le Dieu Mourant, mais sa mort est toujours au service de la force de la vie. Il est sexuellement fougueux, mais sa sexualité est issue d'un pouvoir profond et sacré. Le Dieu est Noirceur parce que la nuit est un moment de pouvoir et fait partie du cycle.

Le Dieu est l'image du pouvoir interne. Il est le soi uni, dans lequel la tête n'est pas séparée du corps, ni l'esprit de la chair. Unis, ils peuvent fonctionner avec création et émotion.

Le Dieu est la promesse de la vie qui reviendra. Il est le sacrifice de la vie à la mort.

On lui associe l'épée, les cornes, la lance, la chandelle l'or, le diaman, la flèche, la baguette et le couteau.

Il est ce que tout homme peut devenir.

On représente le Dieu sous deux ou trois aspects. Dans un premier temps, il est le Seigneur de la Lumière et le Seigneur de la Noirceur. Sous ces deux aspects, il correspond à deux des pointes du pentacle; la Triple Déesse complète l'étoile.

Dans un deuxième temps, on lui attribue trois aspects : le Dieu Cornu, le Dieu-Soleil et le Dieu-Sacrifice.

Le Dieu Cornu

Les cornes de ce Dieu sont symboles de la lune croissante et décroissante ainsi que le symbole de la vitalité animale. Il est force, sexualité, masculinité, jeunesse.

On le célèbre à Yule, Imbolc et Ostara.

Le Dieu-Soleil

Il est pouvoir, maturité, compassion, respect, amour, croissance et fertilité.

On le célèbre à Beltane et Litha.

Le Dieu-Sacrifice

Il est vieillesse, moissons, sacrifice pour les autres, pouvoir des destruction et de regénération.

On le célèbre à Lughnasadh, Mabon et Samhain.

Le Dieu se nomme aussi :

Dieu du Soleil
Le Père-Ciel
Dieu de la mort et de la renaissance
Greenman
Le Roi


La Roue de l'Année


À Yule, le Dieu naît de la Déesse, comme un triomphe aux longues nuits. À Imbolc, on célébre sa croissance et le retour de la Vierge Déesse. À Ostara, le Dieu est dans sa jeunesse et il dance avec la Déesse sous son aspect de Jeune Fille ; on fête leurs fiancailles. À Beltane, on célèbre leur union qui est consommée à Litha. À Lughnassadh, le Dieu se sacrifie pour fertiliser la terre. À Mabon, il dort dans les entrailles de la Déesse. Enfin, à Samhain, il arrive à la Terre des Jeunes, là où les âmes des morts redeviennent jeunes encore, attendant de renaître. Le Dieu gouverne sur le Monde des Rêves, rajeunissant lui aussi, jusqu'à Yule, où il renaîtra encore.

Les exercices de méditation sont traduits de "Spiral Dance", par Starhawk
Texte de Freya, transmis par Hekate.

Les Encens d'Eglise

L'Eglise a longtemps contrôlé le commerce des épices et des armoates par le biais des croisades. La dîme, pour ne pas dire le tribut, était souvent perçue sous la forme de résines précieuses, de soie et d'épices. C'est la raison pour laquelle les substances contenues dans ces mélanges sont de toute première qualité et toujours relativement coûteuses, même de nos jours.

Le véritable encens d'église

Il s'agit de la recette originale, encore utilisée de nos jours au cours de la messe dominicale.

5 parties d'oliban
3 parties de benjoin
3 parties de myrrhe
2 parties de storax
1 partie de bois de santal
1 partie de charbon de bois pulvérisé
1 partie de sucre en poudre

L'encens de Jérusalem

Ce mélange était particulièrement utilisé à Pâques.

4 parties de bois de santal
3 parties d'oliban
2 parties de myrrhe
1 partie de benjoin
1 partie de storax
1 partie de charbon de bois pulvérisé
1 partie de sucre en poudre

L'encens des Mages (autre recette)

La tradition veut que ce mélange soit celui que firent brûler les mages à la naissance du Christ. Encore de nos jours, il est utilisé au cours de la messe de Minuit, à Noël.

3 parties d'oliban
3 parties de myrrhe
2 parties de benjoin

L'encens de la Réconciliation

En général, les encens d'église servent au cours des offices ; l'encens de la réconciliation a cependant une histoire un peu différente. Il combine deux substances aux polarités énergétiques totalement opposées qui, en règle générale, se mêlent à plusieurs autres résines ou herbes. Dans ce cas, c'est le mariage de ces deux polarités que l'on tente d'accomplir.

1 partie de myrrhe
1 partie d'oliban

On place la myrrhe sur des charbons ardents, puis on verse l'oliban en un mouvement qui forme une croix sur la myrrhe en récitant la prière suivante :

''Que ce mélange de myrrhe et d'oliban s'accomplisse 
Au nom de Celui qui est le principe même de toute union et de tout amour. 
Amen.''

Les Sigils

La "Sigilisation" est une méthode par laquelle un désir ou une intention sont traduits en une forme non évidente, comme un glyphe ou une image qui ne rappellent pas aussitôt l'intention de départ. Toute intention magique peut être écrite, et les lettres mélangées pour former une image, un mantra ou un néologisme, qui peut être répété ou visualisé jusqu'à ce qu'un état de gnose s'en suive. Le sigil peut aussi être mis de côté jusqu'à ce que l'intention de départ soit oubliée, puis lancé.

Pendant un état de gnose, le sigil peut être dessiné ou visualisé, en se concentrant dessus à l'exclusion de toute autre chose. Cela permet au subconscient de "reprogrammer" la réalité en accord avec le désir de l'officiant. Dès que le sigil est fait, il est oublié, afin que la soif de résultat n'empêche pas la ralisation du souhait.

Les mots, parlés ou écrits, forment la majorité des sigils. On peut aussi expérimenter avec l'ancrage des désirs à des senteurs spécifiques, des goûts ou des sons. Les sigils peuvent apporter une vaste panoplie de résultats, du plus abstrait au plus profane. Altération du contenu des rêves, changement d'habitudes ou de comportement, arrangement de coïncidences fortuites...

Les sigils peuvent être formés de cette manière indépendamment de tout système planétaire ou autre système de symboles, et peut être lancé sans rituel élaboré. C'est une méthode magique simple et élégante ; son efficacité peut être prouvée par la pratique personnelle.

Lire : 

* Les Sigils. La Magie du XXIe siècle - Soror D.S. et Spartakus FreeMann 
* The Book Of Results - Ray Sherwin (The Morton Press) 
* Liber Null - Pete Carroll (S.A. Press)

L'affaire des Poisons

C'est la plus sensationnelle des causes célèbres de la magie noire. Toutes les sinistres pratiques du satanisme y sont accumulées : rites sacrilèges, rites infâmes, rites sanglants, envoutements, philtres fabriqués pour l'amour ou la mort, évocations démoniaques, égorgements d'enfants... Mais nous ne sommes plus au XVè siècle, dans le sombre mystère d'un château breton où Gilles de Rais, protégé par son rang, opérait, monstre isolé, entouré à peine de quelques complices, nécessaires pour lui procurer ses victimes ; nous ne sommes plus aux temps troublés, violents et superstitieux des derniers Valois. Un siècle a passé depuis que Charles IX mourant a questionné sur son sort la tête coupée d'un enfant (messe de sang); nous sommes à la plus éclatante époque du règne de Louis XIV, et c'est parmi les grandes dames de la cour la plus brillante du monde que se recrute, en partie au moins, la clientèle de la sorcière qu'on a appelée la plus grande criminelle de tous les temps : LA VOISIN.

Chose curieuse, le scandale éclata au moment où officiellement on commençait à ne plus vouloir admettre le crime de magie. Le parlement de Paris avait pratiquement renoncé aux poursuites de ce genre ; Colbert avait fait grâcier les sorciers condamnés à mort par le parlement de Rouen et avait fait interdire aux tribunaux d'admettre l'accusation de sorcellerie. En réalité, la magie, dans la seconde moitié du XVIIè, était partout. Dans certaines chapelles venaient des fidèles à rebours qui, par des prêtres interdits, faisaient dire des messes pour obtenir la mort de ceux qu'ils détestaient. Des femmes, malheureuses en ménage, montaient à l'abbaye de Montmartre prier SAINT RABONI de RABONIR leurs maris ; pour certaines d'entre elles, rabonir voulait dire faire mourir. Le commerce des philtres était usuel et souvent ces philtres étaient des philtres dans le genre de ceux de la Brinvilliers, de simples poisons, des "poudres de succession". Et la sorcellerie, empoisonneuse ou non, a cessé d'être chose populaire ; elle a gagné la bourgeoisie, elle a gagné surtout les hautes classes, la noblesse, où elle devient une mode, une fureur qui ne recule devant rien... C'était le snobisme de l'époque.

Des morts bizarres et foudroyantes avaient lieu qui bouleversaient la cour et la ville. Un billet trouvé dans un confessionnal fit connaitre un projet d'empoisonnement contre le roi et le dauphin. Peu après (décembre 1677) on arrêta un ancien officier, Vanens. les papiers saisis sur lui révélèrent une association étrange de faux monneyeurs, d'alchimistes, de magiciens noirs, de satanisants ; association composée de prêtres, d'officiers, de financiers, de femmes du monde, de laquais, de filous, de gens sans aveu. En même temps , les pénitenciers de Notre Dame avertissaient la Justice, sans nommer personne, que beaucoup de gens qui se confessaient à eux s'accusaient d'empoisonnement.

La formidable affaire à jamais fameuse sous le nom de l'affaire des poisons fut déclenchée par les bavardages d'une femme prise de vin. Cette femme, Marie Bosse, une tireuse de cartes bien connue, se vanta ouvertement, au cours d'un diner abondamment arrosé de bourgogne, d'avoir fait fortune rapidement. "Encore 3 empoisonnements, elle pourrait se retirer..." Le propos fut rapporté par un convive au capitaine exempt Desgrez, celui qui avait arrêté à Liège, ou elle s'était enfie, la marquise de Brinvilliers. La femme d'un archer, envoyée chez Marie Bosse pour se plaindre de son mari, obtint très aisément du poison. Le lieutenantde police LA Reynie fit arrêter la devineresse (janvier 1679) et aussi une autre femme, La Vigoureux, chez qui avait eu lieu le diner ou Marie Bosse a trop parlé. Les deux femmes interrogées firent des révélations qui dévoilèrent une série de crimes auprès desquels les crines de la Brinvilliers qui avaient, 4 ans avant, bouleversé l'opinion, étaient relativement peu de choses. Il s'agissait ici d'une véritable association pour exploiter presque ouvertement le sacrilège et l'empoisonnement. On parvint vite à celle qui en était le centre, Catherine Monvoisin, dite la voisin, qui fut arrêtée au mois de mars, comme ellle sortait de la messe, car, chose bizarre, cette criminelle endurcie était pieuse. Il fut prouvé qu'avant de sacrifier les enfants nouveau nés elle les ondoyait.

La Voisin

Les sorcières,tireuses de cartes, chiromanciennes, devineresses de tout genre avaient, à l'époque, nous l'avons dit, grand succès et la Voisin était la plus célèbre de toutes. Elle avait, au moment de son arrestation, une quarantaine d'années. C'était une petite femme assez corpulente, presque jolie, avenc les yeux les plus vifs et les plus pénétrants. Son mari Antoine Monvoisin avait été établi joaillier sur le pont Marie, mais, ayant fait de mauvaises affaires, il avait du quitter sa boutique et c'est alors que la Voisin avait résolu de se faire devineresse, ayant appris la chiromancie dès l'age de 9 ans. Elle lisait d'ailleurs plus sur les visages de ses clients ou clientes que dans les lignes de leurs mains et ne dédaignait pas d'employer des trucs divers, escamotages, renseignements habilement soutirés, pour éblouir ladite clientèle, l'assurer de son pouvoir exceptionnel, de ses dons surnaturels. Elle avait une vogue extraordinaire : les amoureux, les ambitieux, les chercheurs de trésors, tous ceux qui étaient curieux de connaitre l'avenir et d'obtenir des renseignements secrets ou des aides mystérieuses la consultaient. Dans sa maison de Villeneuve sur Gravois (près des remparts, au bout du quartier ST Denis), la clientèle se pressait dès le matin. On la faisait venir dans les salons. Elle gagnait des sommes énormes : cent et jusqu'à cent cinquante mille francs (valeur de l'époque) par an, mais elle dépensait sans compter. la robe et le manteau qu'elle revêtait pour rendre ses oracles avaient été tissés pour elle et lui avaient coûté 15000 livres, ce qui ferait maintenant plus de 38000 Euros. Le manteau, comme les souliers, étaient décoré d'aigles d'or fin. Elle consacrait beaucoup d'argent à subventionner les alchimistes. Elle tenait table ouverte, aimant la bonne chère et surtout le bon vin, dont elle abusait volotiers, peut être pour étouffer les remords qui l'assaillaient. Elle payait richement ses amants qui étaient nombreux et parmi lesquels était le bourreau de Paris ; celui ci la fournissait de graisse de pendu, substance nécessaire à certains maléfices. Notons enfin qu'elle avait, bien qu'elle fit bâtonner et envoûter son mari, le sentiment de la famille assez développé. A une amie, La Lepère, qui la mettait en garde contre le péril qu'elle courait en commettant tant de crimes, elle répondit qu'elle avait 10 personnes à nourrir dont sa vieille mère.

La Voisin, de la magie blanche, était passée très vite à la magie noire ; connaissant la médecine, élle était passée des recettes qui guérissent aux recettes qui tuent ; sage femme, elle était devenue avorteuse et tueuse d'enfants. Les massacres d'innocents qu'elle commit furent effroyables. Au dessus du cabinet où elle donnait ses consultations, il y avait une soupente avec un four. Elle avoua avoir brulé dans ce four, ou enterré dans son jarrdin, les corps de plus de 2500 enfants. Quantité de petits ossements furent en effet retrouvés. Nous parlerons tout à l'heure des autres crimes de la Voisin et de ses complices, hommes et femmes, magiciens et sorcières. Notons dès maintenant que la Voisin fut comdamné par la Chambre ardente à être torturée et brulée. On raconta que par ses relations avec le diable elle sut son arrêt 4 jours avant qu'il fut prononcé et que cela ne l'empêcha pas de continuer jusqu'à la fin à boire, manger, faire débauche et chanter des chansons obscènes. Vêtue de blanc et une torche à la main, elle fut, dans un tombeau, conduite à la mort, le 22/02/1680. Mme de Sévigné écrit : "on la mit sur le bûcher, assise et liée avec du fer ; on la couvrit de paille ; elle jura beaucoup ; elle repoussa la paille 5 à 6 fois; mais enfin le feu s'augmenta et on l'a perdue de vue, et ses cendres sont en l'air présentement."

La Chambre Ardente

La Chambre ardente, tribunal d'exception institué pour juger rapidement et énergiquement les coupables de l'Affaire des poisons, fut appelé ainsi parce qu'elle était tendue de noir et éclairée de quantité de flambeaux. Elle se réunit pour la première fois le 10 avril 1679 à l'Arsenal et prit la décision que l'instruction demeurerait secrète afin que le public ne connaisse pas le détail des pratiques diaboliques non plus que la composition des poisons employés... A cette époque, l'empoisonnement inspirait une terreur d'autant plus grande qu'on ne savait scientifiquement en retrouver trace, la plupart du temps, dans les corps des victimes. La Reynie était rapporteur auprès de la Chambre Ardente dont les opérations reposèrent presque exclusivement sur lui. Les crimes, les scandales révélés successivement dépassèrent l'imagination. La Chambre Ardente, depuis sa première réunion jusqu'à la dernière, en date du 21 juillet 1682 avec une suspension d'octobre 1680 à mai 1681 délibéra sur le sort de 442 accusés. Certains de ceux ci se suicidèrent, ou moururent en prison. 36 furent condamnés à la question et au bûcher, d'autres aux galères ; d'autres au bannissement ; d'autres à l'emprisonnement perpétuel. Certains vécurent 40 ans et plus dans des cachots où ils étaient attachés au mur par des chaînes de fer. Une quantité de coupables échappèrent, leurs complices étant trop haut placés pour que le procès eut lieu. Parmi les principaux accusés se trouvaient, outre la Voisin, la Vigoureux et la Marie Bosse, plusieurs sorcières : la Lepère, la Filastre, la Dodée, et , comme hommes : Lesage, Chanlieu, Collart, Mariette, Joseph Cotton, Dubousquet, bien d'autres parmi lesquels l'infâme Guibourg, prêtre défroqué, âgé de 70 ans, renégat, sacrilège, égorgeur d'enfants, officiant de messes noires, dites sur le ventre nu d'une femme... Et ces messes noires, noires et sanglantes, dans quelles conditions les disait on ? Et pour quelles clientes préparait il les immondes pâtes conjuratoires ou entraient du sang d'enfant égorgé, de la cendre d'enfant brulés, de la semence humaine ? Les plus grandes dames de la cour s'étaient prêtées à ces turpitudes, les avaient sollicitées, se rendant nuitamment soit dans la maison de la Voisin dont la fille, Margueritte Monvoisin, leur ouvrait, mystérieuse, la porte, soit dans quelque maison de banlieue.

Madame de St Pont, la Maréchale de La Ferté, la princesse de Tingery, Mme d'Argenson, la comtesse de Soissons, la duchesse de Bouillon, ces deux dernières nièces de Mazarin, furent compromises, ainsi que quantité de dames de moindre importance : Mme de Dreux, la présidente Lefréton, Mme de Poulaillon. Toutes bénéficièrent d'une indulgence extraordinaire. Le roi permit à Olympe Mancini ("profonde en crimes et docteur en poison" dit Michelet) de fuir en Belgique ; d'autres, bien que reconnues empoisonneuses, furent acquittées. Cependant, une certaine Mme Brunet, simple bourgeoise il est vrai, fut condamnée et exécutée ; elle avait empoisonné son mari pour épouser le musicien Philibert. Le scandale, en s'étendant, devint terrible et atteignit Mme de Montespan. La Filastre et Marguerite Monvoisin déclarèrent que l'illustre favorite avait fait dire par Guibourg des messes noires sur elle-même pour gagner d'abord, pour conserver ensuite, la faveur du roi auquel elle avait fait absorber des poudres comme il est dit plus haut. Elle avait essayé aussi, par sortilège et poison, de faire périr la duchesse de Fontanges, sa rivale. Louis XIV intervint alors et fit suspendre les séances de la Chambre ardente, malgré l'opposition de La Reynie ; et le roi par sa suite fit brûler les pièces où Mme de Montespan était nommée. Mais il se sépara d'elle et fit enfermer la Desoeillets, sa suivante et complice.

Ce qu'on savait du scandale bouleversait la cour et la ville. Beaucoup critiquaient la sévérité des juges de la Chambre ardente, sévérité bien relative ; et le zèle indiscret qu'apportait La Reynie dans la répression de cette longue suite de forfaits. Les accusés montraient parfois une arrogance extrême ; Marie Anne Mancini, duchesse de Bouillon, avait cherché, par la magie et le poison, à se débarrasser de son mari pour épouser le duc de Vandôme, son amant. Le duc de Bouillon, cependant, et bien qu'il l'eût appris de Louis XIV lui même, accompagna sa femme quand elle dut comparaitre. Il la tenait par la main droite, et le duc de Vandôme la tenait par la main gauche. Ils étaient arrivés dans un carrosse à 6 chevaux que suivaient, en manièrede manifestation sympathique, 20 autres carosses chargés de gentilshommes et de dames de la cour. La duchesse répondit à ses juges avec une hautaine insolence, déclarant qu'elle n'était venue que par respect pour le roi mais non pour la cour qu'elle ne reconnaissait nullement. A La Reynie qui lui demandait si réellement elle avait vu le diable chez les sorcières, elle répondit en le regardant fixement : "je le vois en ce moment, il est vieux, laid, et déguisé en conseiller d'état". Elle fut toutefois exilée.

Toutes les femmes compromises ou qui croyaient l'être n'avaient pas tant de courage. L'une d'elles, Mme de T., savait que son nom se trouvait sur un livre saisi chez la Voisin et vivait dans des transes affreuses. Un jour on vient la prévenir qu'un homme veut lui parler. "Sachez son nom", dit elle tremblante, au domestique. Celui ci revient : "il se nomme Desgrez..." Elle blêmit, c'est le célèbre exempt. Il vient pour l'arrêter, elle est perdue. Elle se jette aux pieds de son mari, avoue qu'elle a été une fois chez la Voisin, pour... demander une recette afin d'engraisser... Le mari qui ne doute pas de sa parole la rassure, mais Desgrez ne s'en va pas... Elle s'affole, veut se suicider... Le mari l'en empêche et fait demander au visiteur ce qu'il veut... L'autre s'explique, il s'appelle bien Desgrez, mais il n'est, lui, que tapissier et vient pour une commande... Cette aventure amusa le public, las des sombres histoires dont il était tous les jours rassasié... C'était la note gaie, qui se mêle si souvent à l'horrible réalité.

La Cléromancie

...ou divination par les dés. Les dés ont probablement été l'un des premiers outils utilisés dans le tirage au sort. Même si la pratique est ancienne, la plupart des formes de divination par les dés qui sont toujours en usage semblent avoir été inventées à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. On raconte qu'habituellement, le message reçu se réalise à l'intérieur d'une période de neuf jours. Bizarrement, il n'est pas recommandé de faire de la divination par les dés le lundi ou le mercredi.

La divination par les dés nécessite trois dés. Cette pratique est quelque peu limitée, étant donné que c'est l'oracle lui-même qui détermine le message (c'est-à-dire que l'oracle ne répondra pas à une question spécifique). Utilisez votre intuition pour élargir les pronostics du dé.

Pour procéder, déposez trois dés de la même taille soit dans une tasse ou entre vos mains. Brassez-les vigoureusement et permettez-leur de tomber sur un morceau de velours. Additionnez les chiffres qui apparaissent sur les faces supérieures des dés, puis déterminez votre sort d'après la liste qui suit :


3 : le plus petit nombre qui puisse apparaître. D'agréables surprises dans un avenir très proche.
4 : des situations désagréables quelconques peuvent se présenter.
5 : des plans porteront leurs fruits. Un voeu sera exaucé.
6 : une perte quelconque est prédite.
7 : des difficultés possibles en affaires, des problèmes d'argent, des commérages et ainsi de suite.
8 : attendez-vous à des critiques.
9 : mariage, unions.
10 : naissance, soit d'un enfant, soit d'un nouveau projet.
11 : une séparation, qui pourrait être temporaire.
12 : un message arrivera bientôt.
13 : chagrin.
14 : amitié, aide d'un nouvel ami.
15 : ne commencez pas de nouveaux projets pendant quelques jours.
16 : un voyage agréable.
17 : un changement dans les plans peut être bientôt nécessaire.
18 : succès, un voeu sera réalisé, c'est le meilleur nombre qui puisse apparaître.

04 novembre 2010

Exerices runiques

Les exercices suivants sont proposés sur une base personnelle qu'il vous faudra expérimenter afin de voir quelle(s) technique(s) vous sied le mieux. Voyez ces exercices comme une routine, lorsque vous débutez un apprentissage avec une rune précise, faites-le pour une période pré-déterminée (comme un cycle de neuf jours par exemple). Pourquoi ? Parce que notre corps, conscient et inconscient ne captent pas tout à la même vitesse et avec la même facilité, donnez-vous du temps pour les apprendre correctement et rappelez-vous que la patience apporte de bien plus belles récompenses que l'empressement.


Technique 1 : biscuits aux Runes 
Faites 24 biscuits ou gâteaux et décorez-les d'une Rune. Chaque soir, mangez en un en invoquant Odin et toutes autres déités nordiques auxquelles vous voulez demander un support. Pendant que vous mangez, essayer de méditer sur ce que la Rune vous fait ressentir et vous envoie comme énergie. Notez vos impressions. Vous pouvez par la suite comparez vos impressions et les propriétés de chaque Rune pour trouver des liens. Si vos impressions n'ont rien de commun avec les propriétés, il vous faudra recommencer. L'approche des Runes est plus compliquée qu'elle ne le semble. 
Technique 2 : Runes sous l'oreiller 
Placez une Rune sous votre oreiller avant de vous endormir. Le lendemain matin, essayer de vous souvenir de vos rêves et notez-les. Essayez ensuite de trouver des points communs avec les significations de la Rune. 
Technique 3 : une rune par jour 
Chaque matin, tirez une rune au hasard de votre jeu et consultez sa signification. Durant les événements de votre journée, essayez d'y voir la présence de la rune pigée. Procédez jusqu'à ce que vous ayez tiré les 24 runes. Si une ou plusieurs runes tardent à se faire tirer, consultez leurs significations et essayez d'analysez pourquoi elles ne s'offrent pas à vous (peut-être êtes-vous trop près de la situation représentée par la rune pour y voir clair ou peut-être en êtes-vous trop éloigné). 
Technique 4 : yoga runique 
Au fil de votre étude des runes, vous remarquerez que certaines formes évoquent vaguement ou plus concrètement des formes humaines et même certaines postions yogiques. Exercez-vous à placez les membres de votre corps pour créer les runes que vous souhaitez approfondir. Soyez toutefois prudent et conscient des limites de votre corps, assurez-vous de bien réchauffer vos muscles avant de tenter une position qui pourrait vous sembler facile mais pourrait aussi s'avérer incomfortable voire douloureuse.
Merci à Hekate pour ce texte.

Ayer's Rock - Uluru

Le Parc National d'Uluru est l'un des sites touristiques les plus visités, quasi centre géographique de l'Australie dans le Sud du Territoire du Nord. Il est le siège du célèbre Ayers Rock , lieu sacré et symbole des légendes aborigènes. L'Ayers Rock est le plus gros rocher à la surface de la terre, avec sa circonférence de 9.5 km et sa hauteur de 348 m. Tel un iceberg, seul un dixième de sa masse émerge. Il est situé à 400 km au sud d'Alice Springs et 2000 km au sud de Darwin. Ayers Rock est un site hors du temps, il a environ 600 millions d'années !

Connu des aborigènes depuis toujours, ce n'est qu'en 1872 qu'un européen l'aperçut pour la première fois. Le site porte le nom du Premier ministre d'Australie Méridionale, Henry Ayers , nom donné sans savoir que le rocher était déjà connu des Aborigènes sous le nom d'Uluru (pronocez "oulourrrou" en roulant le "r").

Ce monument est inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1987. Les tribus aborigènes Anangus à qui appartient la région d'Ayers Rock en ont reçu la propriété officielle et définitive en octobre 1985. Ils l'ont louée en retour au gouvernement pour 99 ans.

Selon la direction de la lumière, ce monolithe prend différentes couleurs telles que rouge ou marron, il vire au carmin puis au violet au coucher du soleil, revêtant un aspect si poétique et envoutant. Mais Uluru est avant tout un lieu sacré pour les aborigènes. Ils lisent des histoires dans son paysage, et vous les racontent si vous prenez le temps d'écouter.

Géographie 

Lorsque l'Australie se désolidarise du continent préhistorique Godwana, le phénomène se produit avec un minimum de secousses sismiques et autres drames telluriques, ce qui fait que le continent est grosso modo inchangé depuis six cent millions d'années.

La terre est fortement hostile : 43% de la surface se compose de désert ou de terres arides, 20 % de terres semi-arides, et 7% de roche nue. Plus des deux tiers du continent ne sont pas favorable à la vie.

Les sous-sol sont riches en mines d'or, de pierres précieuses, de minerai et d'uranium (n°1 mondial pour le fer et la bauxite).

L'histoire géologique du rocher Uluru a commencé il y a des millions d'années. Ses strates de sédiments verticales, jadis horizontales, faisaient partie d'un ancien sol marin, avant d'être soulevées par l'activité de la croûte terrestre. L'érosion, qui a laminé tout ce qui se trouvait alentour, a creusé dans le rocher des ravins, des arêtes et des sillons sans le détruire. En fait, l'érosion prend ici la forme d'une mue progressive, où la surface sablonneuse de la pierre s'écaille peu à peu, de sorte que le géant conserve toujours sa forme originelle.

Le parc où se trouve aujourd'hui Ayers Rock, en tant qu'héritage du monde, attire un grand nombre de visiteurs: plus de 400.000 en 2000. Le tourisme accru fournit les avantages économiques régionaux et nationaux. Mais il présente également un défi continu pour la conservation du site...

L'origine du monde

Les légendes font partie des éléments primordiaux de toute la culture aborigène; elles influencent la vie sociale, l'art et tous les rites tels que danses, chants... Il existe de multiples versions de la création du monde selon les Aborigènes.

La principale de ces légendes est celle du "Temps du Rêve".

Le monde aurait été formé par des Grands Ancêtres (ou Grands Initiés). Ils existaient avant, assoupi dans un sommeil éternel, et s'éveillèrent pour former le monde. Cette époque est connue sous le nom d'Alchéra, Alchéringa ou le Temps du Rêve . C'est durant cette période que les Grands Ancêtres vont modeler le monde au gré de leurs voyages: ils façonnent les montagnes et les rivières, ils laisseront derrière eux les esprits des futurs hommes à naître. Ces voyages sont le coeur des cérémonies religieuses aborigènes. Il faut préciser que ces Ancêtres ne créèrent pas le monde, mais ils se contentèrent de le transformer à partir de quelque chose de préexistant.

L'apparition du soleil est une des étapes essentielles de la création. Dans un mythe, le vent de l'est pousse l'étoile du Matin vers le monde, donnant ainsi naissance au jour. C'est alors que la terre, les roches, les animaux et les hommes apparaissent. Dans une autre légende, c'est la déesse du soleil (Mère Soleil) qui est la source de la lumière et de la vie. De même l'homme serait issu d'un être informe, monstrueux, et au fur et à mesure de sa transformation physique, une transformation spirituelle s'opère.

Lorsque les Ancêtres furent fatigués de leurs voyages, ils retombèrent dans leur sommeil d'origine, disparaissant dans le sol, ou se métamorphosant en rochers, en arbre qui deviendront par la suite des sites sacrés . Seuls les initiés peuvent s'en approcher après avoir accompli les rituels nécessaires.

Non seulement les Ancêtres formèrent le monde, mais aussi ils créèrent la civilisation, dotant l'homme de ce qu'il devait savoir pour survivre, mais aussi s'élever spirituellement. Et ils édictèrent une loi : " Voici votre pays ; vous ne devez jamais le quitter, et toujours veiller à ce qu'il reste inchangé. " Dans l'esprit aborigène, l'homme appartient à la terre, et non l'inverse. Ce qui fait que le concept de quelqu'un quittant son pays pour en envahir un autre est un pur sacrilège.

Lorsque les Ancêtres s'endormirent, ce fut la fin du Temps du Rêve. A ce moment, le monde était tel qu'il est maintenant, laissé à la garde de l'homme. Des éléments de la nature sont chargés de symboles: l' Uluru, ce "caillou magnifique" est l'épicentre de la vie culturelle de ce peuple et, selon celui-ci, en faire le tour est un voyage à l'intérieur du "Temps du Rêve" et des anciennes origines...

Une autre de ces légendes est celle des "soeurs Djanggau": selon les populations de la terre d'Arnehm (au nord de l'Australie), les hommes ont été créés par deux esprits: les soeurs Djanggau, appelées "Filles du Soleil". Elles arrivèrent d'une terre lointaine pour façonner les animaux, le paysage et nommèrent les lieux. Elles donnèrent aussi naissance aux premiers hommes.

L'origine mythique d'Uluru

Au temps du rêve, lorsque seuls les dieux peuplaient la Terre, le grand dieu Serpent passa par une région désertique, au centre du pays. Le " Centre Rouge ". L'air y était si chaud et la terre si sèche qu'aucune forme de vie, parmi toutes celles qu'il avait crées, ne pouvait y survivre.

Le dieu Serpent eut alors une idée parfaitement divine : Il allait planter, au beau milieu de ce désert, une graine géante, d'où germerait bientôt un arbre gigantesque.

Ainsi, pensa-t-il, l'arbre couvrira l'immense plaine de son feuillage et protègera la terre de son ombre. Une fois protégé des rayons ardents du soleil, le sol redeviendra fertile et d'autres arbres, des fleurs, des kangourous, des wallabies et des oppossums pourront venir peupler la région. Et ce sera beau comme dans un rêve.

Et dans sa divine bonté il fit apparaître la fabuleuse graine au beau milieu du désert.

Il appela alors l'eau du ciel. Et l'eau du ciel tomba en grandes trombes , sur la graine. Hélas, les dieux parfois ont des rêves qui dépassent d'un rien les limites de leur pouvoir créateur. La graine était trop grosse, et jamais ô grand jamais, au beau milieu du désert, assez d'eau ne tomba pour faire germer la divine graine. La plaine resta désespérément désertique et la graine stérile devint dure comme une pierre, formant ainsi ce que nous appelons "Uluru".

Et aujourd'hui encore, quand il pleut sur Uluru, la vie semble suspendue aux alentours, comme en attente d'une improblable éclosion miraculeuse...

Une autre légende aborigène raconte comment Uluru fut créé par deux jeunes garçons qui jouaient dans la boue sous la pluie lors du Temps du Rêve, cet âge mythique de la Création. Les " Pistes du Rêve " (les itinéraires suivis par les ancêtres et qui relient les sites sacrés) convergent par douzaines vers Uluru où le mythe les réunit. Une grande bataille eut lieu ici, qui marque la fin du Temps du Rêve, lorsque le peuple des Kunya ou clan du Rocher-Python furent attaqués par des guerriers Liru ou clan du Serpent-Empoisonné. Les Liru combattirent les Kunya et tuèrent leur chef Ungata. Ce qui amena les Kunya à se suicider en masse: ils se donnèrent la mort en la chantant .

On peut voir sur le rocher des blocs de roche dont la forme rappelle les traits d'une femme Kunya, la tête blessée d'un assaillant Liru et les corps de deux autres guerriers à Uluru. Ce sont des javelots Liru qui ont créé les grottes du flanc sud, tandis que les corps des guerriers ont été transformés en chênes du désert.

"Lorsque les Aborigènes me racontèrent ces légendes... la beauté des alentours m'apparut être autre chose qu'un ensemble de taches de couleurs, de grottes et de précipices : tout me sembla désormais vivant. " (Charles Mountford, anthropologue)

Histoire officielle des aborigènes 

Les vestiges découverts par les archéologues permettent d'affirmer que la civilisation aborigènes existe depuis 40000 ans, néanmoins, son histoire connue est beaucoup plus brève, puisqu'elle débute avec les premiers explorateurs de ce continent, les Hollandais.

En 1628, les premiers navires hollandais approchent des côtes australiennes. Une flotte sera envoyée, mais elle fera naufrage, alors aucune colonie ne s'établira et l'idée sera abandonnée.

En 1770, James Cook débarque à l'est de l'Australie, à Botany Bay. A ce moment, la population aborigène est estimée à 350'000 individus répartis en 680 tribus, parlant 500 dialectes, dérivés de 200 langues, se déclinant comme le latin.

En 1178, le capitaine Phillip débarque avec 750 forçats, dont 200 femmes. Quelques jours plus tard, La Pérouse débarque avec l'Astrolabe et la Boussole. Toutefois, la France refuse de légitimer l'annexion de la moitié ouest de l'Australie par St Allouan (le 29 mars 1779).

Cette colonisation sera une catastrophe à plus d'un titre pour l'Australie : les aborigènes sont perçus comme des sous-hommes et chassés, purement et simplement. De plus, les animaux européens qui sont importés vont se multiplier très rapidement, au détriment de la faune locale. De 350'000, la population indigène va chuter à quelques dizaines de milliers, à cause des massacres certes, mais aussi parce que les femmes refusent de donner la vie dans un tel monde !

Actuellement, le nombre d'aborigène se situent dans les trois cent mille, dont 70% de sang-mêlés.

Les aborigènes sont tenus de se souvenir de chaque détail des " Pistes de Rêve ", de répéter ou de chanter les centaines de contes qui leur sont rattachés afin de transmettre la philosophie et les connaissances de leurs ancêtres. Chaque clan ayant ses histoires et ses chants, il en existe des milliers en Australie. Comme les chamans, qu'on appelle karadjis, ont accès au monde des esprits du rêve, ces contes ne peuvent jamais être oubliés. Les aborigènes sont capables de promener un visiteur dans le paysage, d'en décrire les traits caractéristiques et de chanter les légendes qui y sont associées. On appelle " Pistes de chant " ces itinéraires, inséparables du mythe des esprits amenant le monde à l'existence en le chantant. Les aborigènes accomplissent ainsi un rituel religieux producteur de l'énergie qui renouvelle l'existence du paysage. Ces " Pistes de Chant " représentent un héritage culturel commun à de nombreux peuples aborigènes qui contribue à les unir.

On a pu comparer les " Pistes de Rêve " et les "Pistes de Chant " convergeant sur tel ou tel site à des fils électriques alimentés par un important nœud d'énergie qui donnerait vie au paysage environnant.

Pour les Aborigènes, Uluru tient donc une place de choix dans le long de l'itinéraire du Rêve qui traverse le pays. Mais le rocher est aussi devenu pour les autres Australiens un " incontournable symbole national (Thomas Keneally, écrivain australien).

Les rites de tout un peuple

L'initiation 

Chaque être serait habités de deux âmes : la mortelle (jallala), accédant à l'être au moment de la conception, et l'immortelle (jajaru), particule de vie de l'ancêtre, reçue par la femme enceinte. C'est cette dernière qui va façonner les traits physiques de l'individu et le doter de sa personnalité, faisant de lui peu à peu un homme parfait (sdans le sens complet, un initié). Le père va trouver cette âme immortelle durant un rêve, alors qu'elle existe dans un lieu bien défini, attendant de se réincarner : la procréation n'est pas due exclusivement à l'acte sexuel.

Avant sa naissance, l'homme est purement spirituel. A sa naissance, il est uniquement profane, et a oublié ce qu'il était. Tout au long de sa vie, à travers diverses initiations, il va réapprendre ce qu'il était, se ritualiser jusqu'à sa mort où il redevient spirituel. Le but des initiations est de faire passer le profane dans le monde sacré.

La première initiation a lieu entre 6 et 14 ans, et elle dure de quelques mois à trois ans. Séparé de sa mère, l'enfant fait se premier pas dans le monde spirituel, par une mort symbolique du profane (scarification, circoncision,...).

La deuxième initiation a lieu à 25 ans où il reçoit sa tjurunga (bull-roarer).

Et ce n'est qu'à 35-40 ans qu'il connaîtra tous les rites et tous les chants.

En fait, l'initiation est l'apprentissage de ce qu'il a été. Homme et femme bénéficient d'initiation différentes, et secrètes pour le sexe opposé. Et chacun bénéficie de sites sacrés réservés à son sexe.

D'autres rituels 

De nombreux rituels sont la répétition d'action exemplaires faites par les Ancêtres lors du modelage du monde. Par la répétition de ces actes, les initiés régénèrent le monde.

Une autre conception de l'homme le dote de trois âmes aux destinées différentes à la mort de l'individu. L'une retourne à son centre totémique en l'attente d'une renaissance (la particule immortelle), la seconde, mogwo, est un esprit joueur lié à un certain lieu, et finalement, la troisième se rend au pays des morts pour fusionner avec les êtres créateurs.

L'homme-médecine ou Ban-man 

Il subit une initiation particulière qui fera de lui l'unique interlocuteur des Ancêtres. C'est d'ailleurs par leur entremise qu'il bénéficie de pouvoirs magiques. Cette initiation se caractérise entre autre par deux étapes : à un moment donné, il doit absorber certains cristaux dans son corps (ils sont avalés ou insérés dans sa peau) ; puis il doit pénétrer dans une tombe où un mort l'accueillera pour lui confier le secret du langage des Ancêtres.


Par Robine, Anubisu, Hekate

03 novembre 2010

Calendrier des fêtes populaires Asatruar

Voici quelques fêtes populaires de l'Asatrú. Durant la cérémonie, plusieurs placent des runes sur l'autel, pour souligner l'importance et la symbolique de la fête.

Thorrablót
18 janvier : Cette fête est encore active en Islande. C'est la fête sacré de Thor. Blót est une sorte d'offrande de nourriture et de breuvage fait au dieu. On pourrait dire une sorte d'action de grâce, de rituel fait en l'honneur d'un dieu. À cette fête, nous remercions Thor pour sa protection et son aide durant l'année.

Barri
2 février : Ceci est le jour où nous célébrons Frey et Gerd, un mariage symbolique du dieu de la fertilité avec le Terre-Mère. C'est un festival de la fertilité, où la plantation des graines débutent (semi). C'est le temps de débuter, préparer, planifier la saison à venir.
C'est aussi Imbolc, candlemas, avec les runes 'pertho, algiz et sowilo'.

Feast of Vali
14 février : Cette fête était originellement célébré pour Hodr, tué par Vali. Cette fête tardive en hiver, relate le triomphe et le retour de la lumière et du soleil sur les jours sombres de l'hiver. Dans les familles traditionnelles, c'est le temps pour des échanges de vœux et de cartes à souhaits. C'est aussi le temps de renouveler les vœux de mariage.

High fest of Ostara
20 mars : C'est l'équinoxe du printemps. La fin de l'hiver et le début de la saison des naissances. Nous honorons Frigga, Freya et Nerthus. Nous versons, durant une cérémonie, de l'eau ou tout autre liquide ou boisson, sur la terre, célébrant la renaissance de la nature, du pratiquant, et pour les espoirs des habitants du village et du fermier.
Les runes associées à cette journée sont 'wunjo, ehwaz et berkana'.

Sumarsday/Sigrblot
19 avril : Cette journée est le premier jour de l'été, selon l'ancien calendrier Islandais. De grandes activités agraires ont lieu. Nous honorons aussi Sigurd, un personnage héroïque des Sagas.

Yggdrasil day
25 avril : Ce jour marque l'importance de l'Arbre-Monde, son rôle dans notre culture, son héritage et l'importance spirituelle que nous lui donnons. Cette journée est réservée pour que nous vénérons, c'est notre maison et la nature de notre tradition. À cette journée, plantez un arbre, en pensant à l'importance des arbres sur la terre.

Walburgblót
30 avril : Aussi connu sous le nom de Walpurgisnacht, ou May Eve. Walburg est la déesse ancestral de la terre, combinant certains des traits de ses fruits. Pensez aux côtés les plus sombres de Freya, de Hella et Frigga pour avoir une idée des caractères de cette déesse. Nous faisons une cérémonie pour Walburg en versant de la bière noire sur le sol.

May Day
1er mai : Aussi Beltane. C'est le temps de grandes célébrations. Les champs verdissent, les fleurs poussent…Freya tourne son visage clément vers nous après la nuit de Walburg. C'est le temps de célébrer la naissance du printemps et nous faisons offrandes à Freya. C'est aussi la nuit où Odin rejoint Frigga... c'est Beltain après tout...
Les runes en associations avec cette fête sont 'mannaz, laguz et inguz'.

Friggablót
17 mai : Nous nous réjouissons dans un temps doux et dans la splendeur du printemps. Un temps traditionel pour un camping ou un pique-nique entre amis. Un rituel en l'honneur de la Mère est tenu. Nous la remercions pour la santé et la vitalité de la famille. Nous la remercions aussi pour la fertilité de la terre qu'elle à donné.

Asátrú Alliance founding day
19 juin : À ce jour, en 2238 (runic era) sept personnes se rencontrent et fondent l'Asátrú Alliance. C'est le temps de se demander 'que puis-je faire pour la cause, notre cause ?'

Midsummer
21 juin : C'est le jour le plus long. Et quand on vit au-delà du 45e parallèle, c'est long! Sunna (la déesse du soleil) débute son long déclin, poussant la noirceur qui s'accumuleront pour les sic prochains mois, jusqu'à Yule. Identifiez la soleil avec la brillance de Baldur, et célébrez l'honneur des deux symboles. Faites une bénédiction à Sunna au matin, dans ses premiers rayons.
Les runes de Midsummer sont 'othila, dagaz et fehu'.

Freyfaxi
23 août : Freyfaxi marque le jour des récoltes, en Islande. Dédié au dieu des récoltes, il est temps de célébrer avec les chevaux, de pratiquer des sports martiaux et de faire une cérémonie en l'honneur de Frey.
En septembre, à la 4e fin de semaine, une fête qui célèbre les runes et le sacrifice qu'Odin à dû faire pour recevoir la connaissance des runes.

Winterfinding
22 septembre : C'est l'équinoxe d'automne, les fondations de l'hiver. La balance entre l'été et l'hiver est en marche. La noirceur sera plus présente et la mort s'installera peu à peu. Nous pensons alors à l'importance de cette saison. Nous appelons Odin pour l'inspiration et la force de passer à travers la saison des vents et du froid et de la pluie. Un temps bien difficile pour tout les nordiques.
Les runes de cette fête sont 'raidho, kenaz et gefu'.

Winternight/Vetrablót
11 octobre : Dans le calendrier Islandais, l'hiver commence sous le jour du Satyr entre le 11 et le 17 octobre. Les nuits d'hiver célèbrent l'opulence des récoltes et nous honorons Freya et les esprits de la fertilité nommés Disir. Nous offrons à Freya et aux Disir une cérémonie en leurs offrant du lait ou de la bière.

Feast to Einherjar
11 novembre : Les héros qui prennent place au Hall d'Odin sont les Einherjar. Ce jour est réservé pour eux et nous levons nos cornes en leur honneur, ainsi qu'aux héros mort sur les champs de batailles.

Feast of Uller
27 novembre : C'est le jour de la chasse réservé à Uller. La prise de chance personnelle nécessaire à ce succès est de mise. Les armes sont dédiées et choisi pour lui. Bénissez vos flèches, vos arcs ou tout autres armes avant de partir à la chasse. Après avoir tué votre bête, gardez-en un morceau pour votre autel. Fêtez !

Winterfilt/Yuletide/Mother night
20 décembre : Les douze nuits de Noël. C'est le temps d'honorer Thor et Frey. Nous décorons un sapin ou un if qui nous entrons dans nos maisons. Nous allumons aussi la Yulelog, la bûche de Noël que nous regardons se consumer durant toute la nuit. Celle-ci porte la rune Othila, gravé ou dessiné à la craie blanche.
C'est le moment aussi d'honorer les landwights (créature des terres) et les housewights (créature des maisons, fantômes). Les femmes rendent hommage à Frigga en faisant un rituel féminin du Seidhr devant le foyer, avant de faire brûler la Yulelog.
Les runes de cette fête sont 'elhaz, jera et isa'.

Texte de Freya envoyé par Hekate.

Ásatrú vs Wicca

La différence entre les deux religions est assez grande. Le pratiquant n'est pas un wiccan. Il prendra, adoptera, sa propre forme. Le pratiquant male se nommera " gothi ", la femme sera " gythia ". Chaque personne aura sa propre notion de son rôle et les rituels et les cérémonies sont complètements différentes et sont administré par le kindred.

Les croyances et les pratiques de cette tradition sont définit par une loyauté personnelle, " Troth ", envers les dieux et les déesses nordiques tels qu'Odin, Thor, Frigga, ainsi qu'envers les esprits, les " wights ". Toute la fois passe dans la culture nordique, scandinave, viking et germanique et une grande détermination à pratiquer les principes moraux habite chaque pratiquant.

Les connaissances des dieux et de la cosmogonie nordique, contrairement à la wicca, se trouve dans l'étude des sources principales de la tradition. Le gothi étudie les Proses de l'Edda, l'Edda, l'Edda Poétique, les sagas viking, les sources historiques et le folklore traditionnel. Il étudie aussi les sciences, comme l'histoire, l'anthropologie, la linguistique et l'archéologie. De sa propre analyse, de ses réflexions, le pratiquant tiendra une connaissances profondes de sa tradition. Le gothi travail avec les dieux, comme kin, une expression qui pourrait peut-être s'apparenté à " pareil ", " semblable ", " race ". Marchant dans cette voie, il contribue à sa condition humaine, l'améliore, la développe, dans ce monde, et il s'oppose à toute voie maladive, à tout être mauvais tels que les Thurses, ou les Jotuns, qui sont en fait les géants. Ceux-ci ont comme représentations symbolique, la tâche de détruire, de désordonner le monde.

Comme la plupart des païens, les pratiquants de l' Ásatrú sont polythéistes et considèrent les dieux comme des entités réelles, ayant des personnalités distinctes et uniques. Parfois, certains d'entres eux se concentre sur une seule entité, tel qu'Odin. (Dans ce cas, nous les nommons Odiniste.)

Les pratiques magiques ne sont pas une part de ce culte. De fait, la plupart des pratiquants de cette tradition ne croient pas en la magie. Toutefois, certains pratiques une sorte de magie, tels que la runologie, développant ainsi une autre facette de cette tradition. Ces Ásatrúar sont alors vitkis, des magiciens runiques. Ce supplément religieux est toutefois différent de l'Ásatrú.
L’Ásatrú et ses membres se doivent d’observer neuf vertus (ndt : il y a le même nombre de vertus qu’il y a de mondes nordiques) qui sont le courage, l’honnêté, l’honeur, la fidélité, la discipline, l’hospitalité, compter sur soi-même, être constructif et enfin, la persévérance. Ces vertus tentent simplement de véhiculer la sagesse des divinités et ancêtres nordiques.

Courage

Lorsque l’on songe aux vertus de l’Ásatrú, le Courage est toujours nommé en premier. Comme l’a dit Stephen McNallen, les Vikings sont reconnus pour leur courage et leur bravoure. Cependant, malgré leur histoire, peu nombreux sont les Scandinaves qui ont à affronter face à face des batailles semblables à celles de leurs ancêtres. En fait, nous croyons qu’il est plus facile de manifester du courage dans une situation de tous les jours. Les païens d’aujourd’hui ont souvent la possibilité de montrer du courage lorsqu’il s’agit de vivre et prendre conscience de nos croyances. Cette vertu est aussi, malheureusement, celle à laquelle nous faillons le plus. Si nous sommes capable de fournir assez de courage pour affronter un mur de bouclier, plusieurs d’entres nous tremblons à l’idée de parler de religion au travail ou à l’idée qu’un ami nous demande quelle église nous fréquentons. Nous n’offrons pas de réponses faciles, mais nous vous posons cette question : si vous embrassez le courage de vos ancêtres pour vous battre et mourir pour ce en quoi ils croyaient, pouvez-vous échanger votre identié religieuse pour un salaire plus élevé ou pour vous faire accepter de la société? Cet essai sur les vertus se veut aussi de questionner la morale du courage. La route de Tyr (ndt : Tyr est le dieu nordique de la guerre) est difficile mais Tyr a cru que le prix en valait la peine. La société moderne teste nos valeurs par des millions de façons, pas seulement en tant qu’Asatruars (ndt : membres de l’Ásatrú), étrangers de la masse religieuse, mais aussi en tant que peuple religieux dans une culture anti-religion. Les valeurs ne sont pas en faveur dans notre société moderne. Pour avancer dans la vie, il nous faut souvent contourner les lois et les règles ou carrément les briser. Vivre honorablement est tout simpement un inconvénient. Nous croyons que la majorité des gens, Ásatrú ou autre, trouve cette façon de vivre répugante, mais la seule façon d’enrayer ceci est d’avoir le courage de refuser d’y prendre part.

Vérité

La deuxième vertu de l’Ásatrú, l’honnêteté, est celle qui a le plus fortement poussé nos ancêtres à embrasser les vertus de l’Ásatrú comme les nôtres. Peu importe les valeurs auxquelles nous décidons d’adhérer, l’honnêté se doit d’y être. Sa définition veut dire beaucoup et inclut également une large variété de morales et croyances philosophiques auxquelles nous adhérons tous. Une des raisons pour laquelle nous avons adotpé cette vertu, pour n’en nommer qu’une seule, c’est tout simplement pour des questions d’honnêteté. Comme Bill Dwinnels l’a déjà dit lors d’un toast à la vérité et à l’honnêteté : « si tu ne veux pas que des gens soient au courant de quelque chose, ne le fais pas! ». La vérité, dans le sens d’honnêteté, est essentielle à notre propre honneur ainsi qu’à n’importe quel système ou moralié qui n’est pas basé sur des lois rigides. Lorsque nous respectons un certain code d’honneur, nous nous devons également d’être honnête avec soi-même autant qu’avec les autres.

Lorsqu’on parle de Vérité comme vertu de l’Ásatrú, on fait aussi référence à la Vérité religieuse ou morale. Il est commun de dire qu’il y autant de Vérité qu’il y a d’individus, mais il est aussi important de se rappeler, que peu importe notre Vérité, il y a finalement une seule Vérité. Celle-ci n’est pas celle en laquelle nous croyons mais la Vérité ultime. Dans un premier temps, nous devons respecter la Vérité des autres, dans un deuxième temps, nous devons rechercher la Nôtre et finalement, nous ne devons jamais oublier de rechercher La Vérité. Prenons par exemple le Saint-Graal des légendes chrétiennes, nous ne cherchons pas nécessairement à le trouver, mais si nous arrêtons la quête spirituelle, nous prérissons.

Honneur

L’honneur est partie intégrale de la morale rationelle de l’Ásatrú. Ce que l’on retient surtout des Eddas et des Sagas, c’est que sans l’honneur, nous se sommes rien. Des temps anciens, nous nous souvenons de deux types de gens : ceux qui avaient le sens de l’honneur et qui étaient si propres qu’ils brillaient comme des exemples pour nous, et ceux qui manquaient tellement de sens de l’honneur qu’ils jettèrent une malédiction sur leur progéniture pour les mille années à venir. De bons Asatruars devraient toujours chercher à se trouver dans le premier groupe. L’honneur est une force interne qui se manifeste extérieurement par la réputation. L’honneur interne est le compas de la morale sacrée auquel s’accroche chaque Asatruar et chaque divinité. L’honneur est aussi une question de vivre en paix avec nos propres croyances et de vivre en paix avec nos actes. L’honneur est quelque chose de très personnel et très ressenti, presque comme une émotion. C’est savoir que ce que l’on fait est bon, décent et correct. Quand on a de l’honneur, on sait qu’on ne regrettera jamais d’avoir fait quelque chose.

Fidélité

On attribute souvent qu’une seule signification à la Fidélité, c’est à dire, la fidelité du couple. Selon le dictionnaire pourtant, ce mot ne veut que dire « être fidèle à quelqu’un ou à quelque chose”. Dans le mariage, cette vertu s’applique à notre parteneraire et à nos voeux et ceci est appliqué en limitant les mariés à n’avoir des relations sexuelles qu’avec leur partenaire. Même si nous considérons ceci comme un excellent conseil, les Asatruars pensent qu’il n’y a pas que la fidélité de sexuelle qui est importante, nous croyons qu’il est surtout important d’être fidèle envers nos croyances et nos divinités. Nous devons demeurés fidèles aux Ases et aux Vanes. Tout comme le mariage, un lien sacré est crée entre l’Asatruar et les divinités lors de la Profession (la Profession est le rite qui consacre l’Asatruar à la croyance Ásatrú. Ce rite peut-être comparé à la confirmation chrétienne ou à l’initiation wiccane.). Pour que cette relation fonctionne bien, les deux partis doivent démontrer de la fidélité et de l’honnêté à l’autre. L’Ásatrú, malgré qu’elle soit en train de renaître, est une religion folklorique et nous devons continuer la tradition de la vertu de la fidélité comme le faisait nos ancêtres. C’est en autre pour cette raison que les recherches historiques sont importantes pour le peuple Ásatrú puisqu’elles permettent de redécouvrir les coutumes de nos ancêtres et de les réadapter à nos coutumes modernes.

Discipline

La façon la plus précise de décrire cette valeur est : discipline de soi. C’est par notre volonté que nous pouvons respecter les valeurs et transformer l’impulsion en action. Il en est d’une chose d’être capable de rejetter un code juridique et moral pour adopter un code d’honneur personnel et il en est d’une autre d’avoir la discipline de soi et la volonté pour metre en action ce code d’honneur personnel. Si nous rejetons le code juridique, il en tient à notre discipline pour contrôler nos actions. Sans cette discipline de soi, des sociétés comme celle d’aujourd’hui se créent. En comparant la discipline à la fidélité, nous pouvons y voir un rapprochement. Plusieurs païens passent de croyances en croyances, d’un système religieux à un autre, quitte un chemin pour en un emprunter un nouveau. Les Asatruars ne sont pas sujets à de tels changements. La discipline de soi implique, dans notre pratique moderne, une fidélité envers nos divinités et aussi envers les coutumes des anciens. En appliquant cette discipline, nous nous limitons certes dans un sens, mais nous recevons beaucoup autrement.

Hospitalité

L’hospitalité est l’une des valeurs centrales les plus fortes et importantes parmi les anciennes civilisation. Dans une religion folklorique et populaire comme la nôtre, c’est par notre hospitalité que l’on se fait respecter par notre réseau social. Du temps de nos ancêtres, il était essentiel qu’un voyageur s’aventurant dans nos terres puisse trouver un abris et soit le bienvenu pour la nuit. Dans notre communauté Ásatrú moderne, nous devons traîter les autres avec respecter et agir ensemble pour le bien de notre groupe. Ces liens familiaux peuvent être fondés, même parmi des membres n’appartenant pas à la même famille. Ces liens nous rapprochent et nous incitent à prendre soin des autres. L’hospitalité peut aussi être interprêtée comme les anciens et donc accueillir des gens chez soi, comme nous l’avons déjà fait, mais à notre époque moderne, cette valeur parle plutôt de prêter sa voiture ou de l’argent pour aider des amis. Hospitalité veut aussi dire de traîter les autres avec respect et dignité. On racontre que plusieurs de nos dieux se promènent de par le monde et s’arrêtent chez des gens pour tester leur hospitalité et leur générosité. La vertu de l’hospitalité nous invite à considérer chaque individu avec respect et importance, parce que de temps à temps, il s’agit des Dieux nous apparaissant sous une forme humaine. Respecter ou non cette vertu influence grandement nos actions sociales dans nos croyances. Notre réaction face à la pauvreté est, de plusieurs façons, la façon dont nous aurions pratiqué l’hospitalié du temps de nos ancêtres. Au 21ième siècle, il est possible d’entrevoir l’hospitalité comme une chance de s’unir avec une communauté, un groupe et de respecter les différences de nos compatriotes Asatruars.

Etre constructif

Les Asatruars modernes doivent être constructifs. Nous devons travailler fort pour atteindre nos buts. Il y a tant à faire. Nous nous sommes donné comme mission de restorer l’Ásatrú à la place qui lui revient et aussi de revigorer notre société et notre culture. Nous ne pouvons pas faire cela en restant assis sur nos valeurs. Nous devons les appliquer en empruntant une attitude active. Etre constructif s’applique aussi à nos occupations quotidiennes, accomplies avec attention et fierté. Ajoutez votre nom aux alliances Ásatrú ou nordiques, écrivez vos articles et vos opinions pour les journaux locaux ou pour des sites internet, bref exprimez votre foi Ásatrú. Les dieux n’aiment pas les paresseux. Ceci s’applique aussi pour les aspects non-religieux de notre vie. En tant qu’Asatruars, nous devrions être considérés comme un exepmple de gens constructifs, qui s’impliquent et qui ne profitent pas des situations. Nous devrions être ceux dont les patrons ne peuvent pas se passer et ceux qui font les choses comme et quand elles doivent êtres faites. Lorsque l’on songe aux Asatruars, nous devrions nous dire que ces gens sont compétents et apportent quelque chose à l’univers et à notre société. Etre constructif, c’est une mentalité. Les Nordiques étaient des gens qui croquaient dans la vie à pleine dents et qui ne baissaient pas les bras en situations de doutes ou d’hésitation. Nous devrions adopter la même attitude pour tous les aspects de notre vie : notre vocation, nos croyances et nos temps-libre.

Compter sur soi-même

La société nous apporte la vertu de pouvoir compter sur soi-même, ce qui est important autant du sens pratique que traditionel. Les vertus de l’Ásatrú sont morales, que l’on s’impose à soi-même et donc qui nous demande d’être capable de compter sur soi-même. Nous comptons sur nous-même pour nous inculquer notre propre moralité. Traditionnellement, nos coutumes ont toujours honoré la capacité de l’homme ou de la femme à faire son petit bout de chemin dans ce monde sans compter sur l’aide de personne. Les vertus sont toutes intereliées, par exemple, nous ne pouvons pas être hospitaliés si nous n’avons pas assez de discipline pour s’occuper de nos invités. Notre capacité à pouvoir compter sur soi-même est aussi importante envers les dieux. Si nous souhaitons leur bénédiction et leurs cadeaux, nous devons être dignes d’eux et les dieux sont très satisfaits des gens qui se tiennent debout par eux-mêmes. C’est l’une de raisons pourquoi nous ne nous agenouillons pas devant les dieux lors des cérémonies. En nous tenant debout, nous prouvons que nous sommes aptes à choisir notre propre chemin dans la vie. En d’autres termes, compter sur soi-même signifie vivre comme nous le désirons. Compter sur soi-même veut aussi dire être responsable de soi et ne pas blâmer nos échecs sur des intolérances religieuses, le système patriarchal ou notre société injuste. Oui, la société n’est ni parfaite ni juste, mais c’est notre responsabilité de vivre avec et de s’adapter. Nous sommes devenus bien trop dépendants des autres, nous attendons des autres et du gouvernement des solutions à nos problèmes.

Persévérance

La dernière vertu est celle de la perseverance, et nous croyons qu’elle est la plus appropriée puisqu’elle est celle dont nous devons garder en tête afin de respecter les autres. Notre croyance nous enseigne que le monde n’est pas un endroit parfait et que rien n’est facile. Nous devons continuer de quérir ce que nous désirons. Dans ce monde imparfait, il n’y a pas de repas gratuits ni d’accomplissements aisés. Si nous souhaitons réellement de fonder une communauté Ásatrú qui sera considérée comme un exemple par d’autres, nous devons persévérer à travers les durs moments. Nous devons être prêts à continuer même quand on nous empêche de continuer. Si nous perdons notre emploi à cause de notre religion, la solution n’est pas d’y retourner et de se cacher, mais de continuer afin de trouver sa place où on pourra continuer d’évoluer comme un Asatruar se doit. Enfin, nous devons persévérer même quand nous échouons, même si cela veut dire de recommencer à zéro. Nous devons continuer de persévérer afin de renforcer notre religion, pas seulement quand ça nous convient de le faire et lorsque c’est facile mais aussi lorsque c’est plus difficile et que ça tombe mal. La clé de la réussite est d’y aller petit à petit pour pouvoir atteindre avec honneur les buts fixés.




Traduit par Freya, auteur original inconnu.

Envoyé par Hekate pour Esoterika

12 novembre 2009

Osiris

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Dieu lié à la végétation et à l'au-delà. Fils de Nout et de Geb, on le dit né dans une nécropole proche de Memphis. Il est le frère de Nephtys et de Seth, et frère et mari d'Isis.

Isis donna naissance à Horus après sa mort, en s'étant posé sur son corps après avoir pris la forme d'un oiseau. Osiris comme un homme enveloppé d'un vêtement momiforme, tenant dans ses mains les insignes du pouvoir royal, le sceptre et le fouet. Sa peau verte est une allusion à son rôle de dieu de la végétation. Sa couronne, l'atef, est la couronne de Haute Egypte à laquelle ont été rajoutées deux plumes rouges de part et d'autre.

Osiris a eu quantité de lieux de culte, dont le principal fut Abydos (Ibdju) en Haute Egypte, où la légende du dieu était recrée chaque année lors d'un festival, et à Busiris (Djedu) dans le Delta. Selon une célèbre légende, il fut tué par le dieu rival Seth lors d'un banquet. Seth commanda un magnifique sarcophage aux mesures de son frère, y fit rentrer les convives pour l'essayer. Osiris s'y installa à son tour, et Seth referma promptement le couvercle, le scella, et jeta le tout dans le Nil. Le sarcophage dériva le long du Nil et termina sa course dans un arbre, non loin de la ville de Byblos. Isis découvrit le sarcophage et le ramena en Egypte. (Ce point là de l'histoire n'est attesté que par l'historien grec Plutarque, bien que Seth fut identifié comme étant le meurtrier dè l'Ancien Empire.) Seth profita d'une absence d'Isis et, fou de rage, coupa le corps d'Osiris en morceaux avant de les jeter dans le Nil. (Dans les textes égyptiens, c'est le seul fait racontant la mort du dieu Osiris.) Isis éplorée parcourut tout le pays à la recherche des restes de son époux, et finit par rassembler tous les morceaux d'Osiris à l'exception de son sexe, qui fut happé par un crocodile (selon Plutarque) ou par un poisson (selon les textes égyptiens). D'après certains textes, le sexe serait enterré à Memphis. Isis remplaca le sexe disparu à l'aide de sa magie, puis prit la forme d'un oiseau avant de se poser dessus.

Etant dieu de la végétation, on dit aussi que les morceaux épars d'Osiris à travers le pays sont comme les grains de blé que l'on sème. 'les Jardins d'Osiris' que l'on plaçait parfois dans les tombes - petits "moules" en bois ou terre cuite de la forme du dieu dans lesquels on semait des graines - et ce qui y poussait symbolisent la résurrection dans l'au-delà, le triomphe de la vie sur la mort.

Ce fut sa légende qui fit d'Osiris le dieu des morts et le maître du monde souterrain. On l'associa tout d'abord aux rites funéraires royaux, puis peu à peu à ceux de la population en général. Le pharaon, après sa mort, était sensé devenir un Osiris. Osiris a aussi participé au jugement des défunts, en tant que "maître de l'aat" (de la Loi divine).

Lilith

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Religion, pays, origine : Sumérien
Fiche d'identité : Magnifique déesse aux cheveux noirs comme le jais, elle est souvent représentée accompagnée d'un serpent et/ou dans des tenues et des attitudes provocantes... Il faut dire qu'elle aurait été la première femme d'Adam, et qu'elle aurait été chassé d'Eden pour avoir refusé de se soumettre complètement à lui.

Domaine d'action : Les sortilèges d'amour les plus puissants font appel à Lilith, qui est l'archétype de la Tentatrice telle que les chrétiens la voient (et la craignent)

Thor

Dieu du Tonnerre - scandinavie

Géant des mythologies germanique et nordique, Thor était le fils aîné d'Odin, maître des dieux, et de Jord, déesse de la Terre. C'est le dieu de l'Orage, combattant et livrant bataille contre toutes sortes de monstres, il est figuré avec une couronne, une longue barbe et un marteau à la main. Thor était le plus fort des Dieux primordiaux de la théologie nordique (appelés les Ases), les principaux dieux, qu'il aidait à protéger de leurs ennemis, les géants. Il possédait un marteau magique (le Mjöllnir) qui, lancé avec des gants de fer, suscitait des éclairs et revenait toujours vers lui. Le tonnerre était supposé être le bruit des roues de son char traîné par des boucs.

Texte envoyé par Knef. Tous droits réservés.

Morrigane

Religion, pays, origine : Celte (Irlande)

Fiche d'identité : La triple Déesse des Tuatha des danaan, étrange et mystérieuse. Lors des batailles elle arbore des formes animales, on l'invoque en imitant le cri du corbeau. Elle apparait alors "Basanée, rapide, large de machoires, barbouillée de suie et louchant de l'oeil gauche".

Domaine d'action : Déesse de l'Amour et de la mort, de la sexualité et de la fureur, elle est une des composantes de la triade Bobdh/Macha/Morrigane. Sous forme de trois corneilles elle assiste Cuchulainn mourant en se posant sur son épaule. Sous le nom de Morrigu, elle annonce la fin du monde après la seconde bataille de Mag tured (une fin en forme de décadence).
C'est une déesse initiatrice pour les jeunes guerriers, car inspiratrice des "sorcières" qui offraient "l'amitié de la cuisse" aux jeunes hommes qui venaient apprendre les mystères de l'amour et de la guerre.

Aphrodite

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Ses pouvoirs sont immenses : déesse aimable, elle protège les mariages, favorise l'entente amoureuse des époux, féconde les foyers, préside aux naissances. Elle fertilise aussi les champs. Mais elle peut être également une divinité redoutable, car elle symbolise bien souvent la passion que rien n'arrête, qui rend fous d'amour ceux qu'elle veut perdre ; elle ravage même les unions légitimes, poussent les époux à l'adultère, favorise la fécondité des amours illégitimes et incite les mortels à toutes les voluptés et à tous les vices. Aphrodite devient alors une déesse fatale, dont la ceinture magique donne à celui qui la ceint un étrange pouvoir de désirs perpétuels. Toutefois, ce caractère redoutable n'apparaît véritablement que chez la Vénus des Romains, identifiée avec Aphrodite. Les fruits aux nombreux pépins, symbole de la force féconde, comme la grenade, le pavot, la pomme, lui sont habituellement consacrés. Parmi les oiseaux qui traînent son char ou l'entourent, on peut citer la colombe, le cygne, le pigeon, emblèmes de la fidélité conjugale. On représente généralement Aphrodite, nue ou à demie vêtue, dans des poses voluptueuses, drapée dans un mince voile qui moule les formes à la fois pleines et harmonieuses de son corps. Par ce caractère de sensualité, elle est souvent assimilée à la déesse orientale phénicienne Astarté.

Sur l'origine d'Aphrodite, déesse de l'Amour et de la Beauté, on connaît deux versions. Selon la première, elle est la fille de Zeus et de Dioné ; d'après la seconde, elle est née du sang qui tomba dans la mer quand Cronos eut mutilé Ouranos. Ce sang féconda les flots, et Aphrodite surgit au creux d'une vague, aussi blanche et aussi belle que l'écume. Dès lors, l'amour dont elle était l'incarnation divine allait régner sur les Dieux, les hommes et toutes les créatures animées. Épouse d' Héphaïstos, elle trompa fréquemment le dieu et conçut en particulier un amour particulier pour Arès, auquel elle donna des enfants célèbres, comme Éros et Antéros. Mais elle fut bientôt surprise par son époux , qui emprisonna les deux amants dans un filet. Honteuse, Aphrodite quitta quelques temps l'Olympe. Elle devait cependant encore trahir Héphaïstos en partageant la couche de Dionysos, d' Hermès et de Poséidon. Toutefois, la déesse ne se contenta pas de l'amour des dieux de l'Olympe. Des mortels, comme le Troyen Anchise, succombèrent à sa beauté et à sa grâce : elle donna ainsi le jour à Énée, l'ancêtre des Julii, dont César prétendait descendre. Elle aima enfin passionnément Adonis, symbole de la végétation qui renaît chaque année à la vie et à l'amour. Elle prit une part active aux actions des hommes, reçut de Pâris la fameuse pomme d'or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui devait être si fatale à la ville de Troie.

Proposé par Amorgen - Tous droits réservés.

Dionysos

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Origine
Il est le fils de Zeus et d'une princesse thébaine, Sémélé (Hésiode, Théogonie); celle-ci, ayant demandé à son amant de se montrer dans toute sa puissance, ne put supporter la vue de Zeus environné d'éclairs et périt foudroyée.

Zeus arracha l'enfant des entrailles de sa mère et le fit coudre par Hermès dans sa cuisse ; lorsque le terme vint, Zeus en sortit le petit Dionysos (le "deux fois né") Pour échapper à la colère d'Héra. Le petit enfant fut élevé dans un pays lointain, à "Nysa" (Asie ? Éthiopie ? Inde ?) (Ovide, Métamorphoses) C'est le dieu du vin et du délire créateur (Euripide, Les Bacchantes).Il est souvent présenté comme un enfant, parfois muni de cornes, (Ovide, Métamorphoses) à la tête d'un cortège triomphal, où il est installé sur un char tiré par des fauves et suivi d'une foule en délire (Ovide, Les Métamorphoses.)
Sa vie fut fort mouvementée et ses errances multiples : Égypte, Syrie, Grèce et Inde (Ovide, Les Métamorphoses) sous des déguisements variés (en fille, quand il était petit, plus tard en chevreau) pour échapper à la haine tenace d'Héra. Sur son passage il transmet aux hommes sa découverte - l'usage de la vigne - et établit un culte nouveau, fait de transes et de délires orgiaques (Ovide, Les Métamorphoses), les Bacchanales, où tout le peuple, mais surtout les femmes, était saisi d'un délire mystique. Ses ennemis sont victimes d'une folie meurtrière (Homère, Iliade, Euripide, Les Bacchantes) ou métamorphosés en animaux (Ovide, Métamorphoses).
Il épouse Ariane abandonnée à Naxos par Thésée à son retour de Crète (Catulle, Poésies) et obtient du dieu des Enfers de relâcher sa mère qu'il emmène avec lui sur l'Olympe.

Attributs :
le thyrse (longue hampe ornée de lierre)
le char traîné par des panthères
le cortège de Silènes, Bacchantes et Satyres

Animaux et plantes associés :
- la vigne
- le lierre
- le myrte
- les fauves (Euripide, Les Bacchantes)
- le bouc et le taureau

Son culte est célébré dans toute la Grèce mais surtout en Attique : plusieurs fêtes - les Dionysies - s'y déroulaient au cours de l'année, marquées par des processions tumultueuses où figuraient, évoqués par des masques, les génies de la terre et de la fécondité, et des déclamations de dithyrambes (hymnes en l'honneur du dieu) (Nietzsche, Naissance de la tragédie). Ces processions furent à l'origine du théâtre grec, comédie, tragédie et drame satyrique (lequel garde davantage la marque de son origine) (Virgile, Géorgiques).
Équivalent romain Sous le nom de Bacchus (venu d'une de ses épithètes grecques) il est rapidement identifié à un ancien dieu italique, Liber pater. Son culte resta très vivant jusqu'au 2ème siècle avant J.-C. où les Bacchanales furent interdites par le Sénat romain en raison de leur caractère orgiastique (en 186). Le culte se maintint néanmoins sous forme d'une religion à mystères, associée à l'orphisme (Dionysos-Zagreus), qui promet à ses initiés une nouvelle vie après la mort.

Texte d'Amorgen. Tous droits réservés.

Hermès

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Hermès, fils de Zeus et de Maïa était facétieux et plein de malice. A peine était-il né qu'il se sauvait subrepticement de son berceau, à la nuit tombante, pour aller voler le troupeau de génisses qui appartenait à Apollon...

Pour détourner les soupçons, il se tailla une paire de sandales de grande pointure, pour faire penser à un adulte.
Arrivé à l'étable où se trouvaient les bêtes, il les fit marcher à reculons, jusque dans une caverne où il les cacha.
Puis il s'en retourna vers la grotte où l'attendait son berceau, sur le Mont Cyllène. Chemin faisant, il trébucha sur une carapace de tortue. L'idée lui vint de l'évider, de tendre une peau de génisse dessus et d'installer des cordes faites de boyaux de brebis, sous lesquelles il mis un archet de bois.
Le lendemain, Apollon découvrit l'étable vide. Lui dont on disait qu'il était le dieu qui voit au loin, sut aussitôt qui lui avait joué ce vilain tour.
Il alla donc tirer Hermès de son berceau afin qu'il comparaisse devant le tribunal divin de Zeus, qui se mit à rire à l'énoncé des faits.
Hermès avait atteint ses buts : se moquer d'Apollon et faire son entrée dans l'Olympe de manière très originale, démontrant ainsi qu'il était bien plus malicieux que quiconque.
Il devint donc le messager des dieux et déesses, leur confident et complice, ces derniers n'hésitant pas à faire appel à lui pour résoudre les problèmes les plus ardus et déjouer toutes les ruses.
Muni de sandales ailées il filait plus vite que le vent, ayant également la charge de conduire les âmes vers les sphères célestes et les enfers.
Dieu des colpolteurs, il était aussi le dieu de l'éloquence et du commerce.
Patron des marchands, des orateurs, des gardiens de troupeaux, des voleurs, des bandits, des gymnastes, de la lutte de la boxe, des poids et mesures, de l'astronomie et de l'écriture, il s'occupait en plus de l'éducation des nouveaux dieux.

Proposé par Floriane/Atsilouth - Tous droits réservés

Note :
Lors de la domination grecque en Egypte, le dieu égyptien Thot fut assimilé à Hermès.

Castor et Pollux

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De Castor et Pollux, l'on dit qu'ils sont les deux fils jumeaux de Zeus.
Il existe une controverse à ce sujet puisque Léda, leur mère, engendra deux oeufs, fruits de ses amours avec Zeus mais également Tyndare, un mortel.
De Zeus, elle eut Hélène et Pollux et de Tyndare, Castor et Clytemnestre.

Pollux tenait de son frère Hermès l'art de la lutte, cependant que Castor excellait dans le dressage et la stratégie militaire.

Castor fut blessé mortellement au cours d'une rixe qui opposa les deux frères à leurs cousins Lyncée et Idas, à propos des filles du roi Leucippos.
Pollux profondément meurtri s'en alla quérir son père Zeus afin qu'il accepta que Pollux puisse partager son immortalité avec Castor, ce qui entraîna leur élévation au rang de constellation (Gémeaux).

Proposé par Floriane/Atsilouth. Tous droits réservés.

Les Nornes

Les Nornes

Les nornes sont les déesses du destin dans le culte nordique.

La première norne était URD ("destin"), les dieux se réunissaient souvent auprès de son puit, sous l'une des racines d'Yggdrasil.

Les deux autres nornes sont VERDANDE ("présent") et SKULD ("futur")

Les nornes président au destin des hommes, mais aussi des dieux, des géants et des nains.

Les nornes s'apparentent aux parques grecques et se modifient, au fur et à mesure de l'invasion chrétienne, pour leur ressembler : elles se mettent entre autres à dérouler le fil du destin des vivants, chose qui n'existait pas avant...

Les nornes apparaissent dans diverses oeuvres, dont le film excalibur, où elles emmenent le roi Arthur. Le réalisateur les a mélangées avec les faye d'Avalon...

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